mardi 3 mars 2009

Le Bangladesh est traumatisé par les révélations sur la violence de la mutinerie des gardes frontières

Le Bangladesh est traumatisé par les révélations sur la violence de la mutinerie des gardes frontières

Premier ministre, Cheikh Hasina est critiquée par l'armée pour avoir négocié avec les rebelles

New Delhi Correspondant en Asie du Sud

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Le Bangladesh a conclu, dimanche 1er mars, trois jours de deuil national décrétés au lendemain de la mutinerie de gardes frontières dont la violence, les 25 et 26 février, a causé un choc profond dans cet Etat musulman d'Asie du Sud à l'instabilité récurrente.

Le dernier bilan s'établissait, lundi, à 69 personnes tuées et 72 disparues. La plupart des victimes sont des officiers. Plusieurs centaines de mutins sont déjà sous les verrous et l'armée a déclenché une vaste opération pour arrêter un millier d'autres insurgés qui ont pris la fuite après la reddition du 26 février.

Les hommes du rang des Bangladesh Rifles (BDR), la force paramilitaire de 70 000 hommes chargée de garder les frontières du pays, s'étaient soulevés le 25 février contre leur hiérarchie après avoir exigé en vain une amélioration de leur solde ainsi que de leurs conditions de travail.

La mutinerie avait éclaté au quartier général des BDR, dans la capitale Dacca, où ont eu lieu les affrontements les plus violents, avant de faire tâche d'huile dans une douzaine de localités du pays. Les mutins avaient ensuite accepté de déposer les armes après une allocution télévisée du premier ministre, Cheikh Hasina, menaçant d'utiliser la force contre la rébellion.

Les révélations qui se succèdent sur les circonstances de cette révolte confirment l'extrême violence des affrontements. L'éditorial de lundi du Daily Star les qualifie " de grave catastrophe " ayant infligé un " traumatisme " au pays. Dans le même journal, une tribune du général à la retraite Abdul Hafiz évoque un " désastre aux proportions tectoniques " tandis que les partis politiques, affiliés à la coalition gouvernementale ou à l'opposition, parlent d'un " drame national ".

Au fil de l'exhumation de fosses communes dans l'enceinte du quartier général des BDR, situé dans le quartier de Pilkhana, à Dacca, les enquêteurs ont découvert des dizaines de corps criblés de balles et parfois mutilés.

CORPS NON IDENTIFIABLES

Le cadavre du général Shakil Ahmed, le commandant en chef des BDR, portait des marques d'entailles profondes à la baïonnette. Sa femme a également été tuée dans les affrontements.

De nombreux corps n'étaient plus identifiables, certains étant carbonisés. Selon des témoignages de rescapés, les assaillants se sont livrés à une mortelle chasse à l'homme, poursuivant et exécutant froidement les officiers.

Cette éruption de violence signe la fin de l'état de grâce pour Cheikh Hasina, dont le parti - la Ligue Awami - avait triomphé aux élections de fin décembre 2008 après deux ans de gouvernement intérimaire sous tutelle de l'armée.

Le premier ministre doit faire face à la grogne d'une partie de l'armée, dont les officiers dirigeaient les BDR, et des critiques de l'opposition. Ses détracteurs lui reprochent d'avoir fait preuve de faiblesse en négociant avec une délégation de chefs mutins une amnistie en échange de leur reddition.

La découverte de l'horreur des assassinats collectifs d'officiers a ensuite conduit Cheikh Hasina à préciser que l'impunité ne vaudrait que pour les seuls hommes des BDR non impliqués dans des actes de violence.

L'autre défi pour le premier ministre, fille du " père de la nation " Cheikh Mujibur Rahman, est d'identifier les éventuelles manipulations derrière une mutinerie apparemment motivée par des frustrations purement catégorielles.

Syed Ashraful Islam, ministre du développement rural, a fait état d'un " plan bien orchestré " impliquant l'intervention d'" éléments extérieurs " aux BDR. Les théories du complot sur cette mutinerie exceptionnelle pourraient bien empoisonner la vie politique bangladaise ces prochains mois.

Frédéric Bobin

mardi 27 janvier 2009

Bol d'air

Greetings from Bangladesh

Hydravion

Hello les amis...

Je vous envoie un grand bonjour depuis Barguna, au sud du Bangladesh, ou je suis arrive en hydravion... quelle aventure !

A bientot !

lundi 29 décembre 2008

Elections législatives au Bangladesh : Jour J

Aujourd'hui, Lundi 29 décembre, les Bangladeshis votent...
Les déplacements en voitures ne sont pas autorisés et nous sommes contraints par notre ONG à rester dans notre appartement par précaution.
Bonne nouvelle : le réseau de téléphones mobiles n'a pas été coupé et Internet fonctionne.
Le scrutin va débuter dans une demi-heure. Apparemment tout est calme, la situation est sous contrôle de la police et de l'armée.

A suivre...
En attendant, un peu de lecture avec cette sélection d'articles :

France 24 : bangladesh-elections-legisltives-mission-observateurs-union-europeenne-fraude-contestations

Le Monde : les-bangladais-arbitres-du-combat-electoral-entre-la-veuve-et-l-orpheline

L'Express : la-tension-monte-au-bangladesh-a-48-heures-des-elections

Euronews.net : security-high-ahead-of-bangladesh-elections/

RFI : Elections législatives au Bangladesh

jeudi 25 décembre 2008

Après Noël, les élections !

Le Bangladesh va vivre une journée particulière ce 29 Décembre, jour des élections présidentielles.

Un peu d'histoire (extrait de Wikipedia):

Le Bangladesh devient indépendant le 16 décembre 1971. Peu de temps après, le 11 janvier 1972, le nouveau pays change officiellement de nom et la nouvelle constitution est adoptée le 16 décembre 1972 (voir Sheikh Mujibur Rahman). Après son indépendance le Bangladesh devient une démocratie parlementaire avec Mujib comme premier ministre. Dans les élections parlementaires de 1973 la Ligue Awami gagne la majorité absolue. Une famine emporte le pays en 1973 et 1974. Début 1975 voit le début d'un gouvernement socialiste à parti unique lidéré par Mujib et le BAKSAL. Le 15 août 1975 Mujib et sa famille sont assassinés par des officiers militaires[8].

Une série de coups d'État et contre-coups-d'État dans les trois mois suivants culminent avec la montée au pouvoir du général Ziaur Rahman (« Zia »), qui réinstalle le système politique précédent à plusieurs partis et fonde le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Zia est assassiné en 1981 par des militaires[8]. Le prochain chef d'État important est le général Hossain Mohammad Ershad, qui monte au pouvoir dans un coup d'État exsangue en 1982 et y reste jusqu'en 1990occidentaux suite à un changement majeur en politique internationale après la fin de la Guerre froide et des dictateurs communistes. Depuis lors, le Bangladesh est à nouveau une démocratie parlementaire. La veuve de Zia, Khaleda Zia, mène le BNP à une victoire parlementaire dans les élections générales de 1991 et devient la première femme Premier ministre dans l'histoire du pays. Toutefois, la Ligue Awami, lidéré par Sheikh Hasina Wajed, l'une des filles de Mujib à avoir survécu l'assassinat, prend le pouvoir aux élections suivantes en 1996. Elle perd en faveur du BNP en 2001. Ces deux femmes sont aujourd'hui en prison dû à des soupçons de corruption. quand il est forcé de démissionner sous la pression de donateurs

Le 11 janvier 2007, suite à des violences considérables, un gouvernement par interim est installé pour prendre en charge les prochaines élections. Le pays souffre d'une corruption intense[9], du désordre et de la violence politiquement motivée. Le nouveau gouvernement par interim a fait de déraciner la corruption de tous les niveaux du gouvernement sa priorité. À cette fin, beaucoup d'hommes et femmes politiques et fonctionnaires ainsi que membres des partis politiques se sont vus arrêter pour corruption.

Pour suivre les élections, ce site semble intéressant, but sorry, it's in English ! http://www.newagebd.com/election/

Personne ne sait vraiment ce qui va se passer, mais sachant que les Bangladeshi ont plutôt le sang chaud, il est possible que les perdants expriment leur mécontentement...
Du coup, il est probable que les réseaux téléphoniques, et peut-être Internet également, soient coupés durant un ou plusieurs jours.
Nous allons suivre des consignes strictes en restant confinés dans notre quartier protégé.

Cette aventure me rappellera peut-être mon trek au Népal où j'avais quand même réussi à tenir une vingtaine de jours sans portable !

A suivre... avec ou sans connexion !!!!

Pas de cheminée pour Noël




Quel drôle de Noël...

Il ne fait pas froid,
Il n'y a pas de sapins illuminés,
pas d'engouement particulier dans les boutiques,
PAS DE CHOCOLATS, FROMAGES et autres FOIES GRAS...
mais bon, on a tout de même trouvé de quoi faire la fête !

Aujourd'hui, au lieu de la traditionnelle cérémonie d'ouverture de cadeaux déposés devant la cheminée (y'a pas de cheminées ici !!), j'ai été faire un tour dans le quartier voisin où j'ai trouvé un appartement qui me convient !!
Seul hic, il y a des barreaux à toutes les fenêtres, mais c'est très difficile à éviter ici.
5ème étage, pleine lumière sur 3 côtés, 3 chambres et 3 salles de bains... Pas mal non?
Je vais signer demain et je devrais avoir les clés dans la semaine qui suit.

Du coup, vous pouvez prévoir vos prochaines vacances à Dhaka : confort assuré !! De plus je commence à avoir de bonnes adresses à visiter dans le pays ;-)

Profitez tous bien du confort de l'occident et de la magie des fêtes !!!
Gros bisous......................

Merry Christmas


Kisses from Dhaka
Gros bisous du Bangladesh !!