samedi 7 novembre 2009

Du changement en vue

Depuis que je suis rentré de France (une dizaine de jours avant la naissance de Louna), les choses ont pas mal évolué.
J'ai trouvé une très mauvaise situation à mon retour de vacances : tout le monde étant très stressé, fatigué et un ras le bol généralisé se faisant grandement ressentir. Des programmes lancés sans assez de préparation, d'importants problèmes d'anticipation, de communication et, plus grave, de respect des personnes (toujours plus de pression et aucun droit à l'erreur).
Malgré cela, je reste pourtant assez zen et je me projetais toujours, il y a quelques jours encore, dans ce poste pour quelques mois, sachant que le chef de mission à annoncé sont départ pour mi-décembre. Il est vraiment à l'origine de la situation actuelle et je suis plus que déçu ! Du coup, je me disais que son départ me ferait (nous ferait à tous...) le plus grand bien.
La dessus, je suis parti quelques jours à Bangkok où j'ai pu prendre davantage de recul. Je me suis rendu compte à quel point j'étais profondément fatigué de tout cela et que je commençais à ne plus assez prendre de plaisir dans mon travail.
Et là je me suis dit que, même avec un nouveau chef de mission, la situation n'allait pas se régler d'un coup de baguette magique. En attendant, je n'ai pas envie de prendre le risque de me rendre malade ou de faire un burn out. Ca fait déja 15 mois que je n'ai pratiquement plus de vie perso (en dehors de quelques agréables breaks, je l'accorde !). Il y a des limites à tout et je ne pense pas que ma décision impactera la situation du Bangladesh !

Du coup, j'ai informé le siège que je souhaitais arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Nous avons convenu d'un arrêt aux alentours du 15 Janvier pour leur laisser le temps de trouver quelqu'un.
J'ai vraiment alerté le siège sur la situation. Même s'ils savaient que c'était tendu, je pense (et j'espère) que mon alerte les a quelque peu secoués.

Cela étant dit, je me sens de nouveau libre face à une carte de monde qui s'offre à moi et une nouvelle période où tout est possible..... j'adore !!!!

J'aimerai bien rester encore un peu au Bangladesh. Je vais voir ce qu'il serait possible de faire ici (consultant, touriste...!) En attendant, pas de panique, j'assure tout de même mes arrières : j'ai remis mon CV à jour et je me suis inscrit sur la base de données de l'APEC. Je suis de près les offres d'emploi dans le secteur humanitaire, même si je ne sais pas trop encore ce que je veux faire. Pas sur de vouloir continuer ma vie la tête dans excel et de ne voir les projets qu'à travers le prisme de leurs budgets....

J'espère en tout cas reprendre un rythme plus sain qui me permettra, notamment, de mettre à jour ce blog plus régulièrement...

En attendant, je vais de nouveau prendre l'avion dans quelques jours. Cette fois-ci destination Paris pour 1 semaine de séminaire entre la capitale et Bois le Roi, plus direction la Haute Savoie pour faire connaissance avec ma nouvelle nièce qui semble être si belle et déjà si intelligente !!!

A tout bientôt sur les ondes !

samedi 24 octobre 2009

Welcome to Louna!


Après 9 mois d'intense suspens, nous avons enfin pu découvrir qui se cachait dans le ventre de Sylvette ...! La petite Louna a montré sa tête jeudi 22 Octobre au soir. Une jolie petite fille bien finie avec les cheveux tout noir..
Félicitations aux parents et bravo d'avoir réussi à garder la surprise jusqu'au bout... et voila, c'est une fille ! C'est Nina qui doit être contente !!!

Je n'ai évidemment pas pu me retenir de faire une petite recherche sur Internet pour en savoir plus sur ce superbe prénom...

Louna, fêtée le 15 mars, est un prénom féminin d'origine germanique.

Étymologie: viendrait de "chlodwig" : glorieux combattant.

Cependant, d'autres origines peuvent y être attachées :

"Louna" est un prénom d'origine hawaïenne dont la signification est 'heureuse', ou 'exaltée'. Ce prénom n'est associé à aucun nom de saint ni de fête (cf le site 'Nominis').

"Louna" est un diminutif de LUNJA, une héroïne d’un conte populaire, dont l'origine serait 'amazigh' (Afrique du Nord).

Le prénom "Louna"siginifie lune au niveau prononciation u=ou, mais c'est l'écriture "Luna" qui signifie 'lune' en latin et en Italien.

dimanche 9 août 2009

Tokyo... Y'a tout se qu'il faut !

Après un départ frénétique incontrôlé devant tant de choses à voir, à
gouter et à acheter, mes jambes m'ont gentiment fait comprendre que
mon break n'était pas fait que pour combler mes frustrations
Bangladaises, mais surtout pour me reposer !

Départ demain pour Kyoto... À suivre...

mercredi 22 juillet 2009

mardi 14 avril 2009

Changement de cap

Les vacances approchent; il est donc grand temps de me rapprocher de mon blog !
Pour ceux qui essayent de suivre mes déplacements, cette fois-ci ça se complique... Ce ne sera pas la Thailande comme initialement prévu, mais la Malaysie. Merci les chemises rouges qui ont provoqué un état d'urgence à Bangkok ! Nat et moi nous nous retrouverons donc à Kuala Lyumpur au lieu de la capitale Thai. Ca devrait etre pas mal quand même !!!

Je vous tiendrais informé de ce nouveau périple dans ce pays dont je ne connais rien, et que l'on a choisi au dernier moment.... surprise surpriseS !!!!

to be continued........

mardi 3 mars 2009

Le Bangladesh est traumatisé par les révélations sur la violence de la mutinerie des gardes frontières

Le Bangladesh est traumatisé par les révélations sur la violence de la mutinerie des gardes frontières

Premier ministre, Cheikh Hasina est critiquée par l'armée pour avoir négocié avec les rebelles

New Delhi Correspondant en Asie du Sud

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Le Bangladesh a conclu, dimanche 1er mars, trois jours de deuil national décrétés au lendemain de la mutinerie de gardes frontières dont la violence, les 25 et 26 février, a causé un choc profond dans cet Etat musulman d'Asie du Sud à l'instabilité récurrente.

Le dernier bilan s'établissait, lundi, à 69 personnes tuées et 72 disparues. La plupart des victimes sont des officiers. Plusieurs centaines de mutins sont déjà sous les verrous et l'armée a déclenché une vaste opération pour arrêter un millier d'autres insurgés qui ont pris la fuite après la reddition du 26 février.

Les hommes du rang des Bangladesh Rifles (BDR), la force paramilitaire de 70 000 hommes chargée de garder les frontières du pays, s'étaient soulevés le 25 février contre leur hiérarchie après avoir exigé en vain une amélioration de leur solde ainsi que de leurs conditions de travail.

La mutinerie avait éclaté au quartier général des BDR, dans la capitale Dacca, où ont eu lieu les affrontements les plus violents, avant de faire tâche d'huile dans une douzaine de localités du pays. Les mutins avaient ensuite accepté de déposer les armes après une allocution télévisée du premier ministre, Cheikh Hasina, menaçant d'utiliser la force contre la rébellion.

Les révélations qui se succèdent sur les circonstances de cette révolte confirment l'extrême violence des affrontements. L'éditorial de lundi du Daily Star les qualifie " de grave catastrophe " ayant infligé un " traumatisme " au pays. Dans le même journal, une tribune du général à la retraite Abdul Hafiz évoque un " désastre aux proportions tectoniques " tandis que les partis politiques, affiliés à la coalition gouvernementale ou à l'opposition, parlent d'un " drame national ".

Au fil de l'exhumation de fosses communes dans l'enceinte du quartier général des BDR, situé dans le quartier de Pilkhana, à Dacca, les enquêteurs ont découvert des dizaines de corps criblés de balles et parfois mutilés.

CORPS NON IDENTIFIABLES

Le cadavre du général Shakil Ahmed, le commandant en chef des BDR, portait des marques d'entailles profondes à la baïonnette. Sa femme a également été tuée dans les affrontements.

De nombreux corps n'étaient plus identifiables, certains étant carbonisés. Selon des témoignages de rescapés, les assaillants se sont livrés à une mortelle chasse à l'homme, poursuivant et exécutant froidement les officiers.

Cette éruption de violence signe la fin de l'état de grâce pour Cheikh Hasina, dont le parti - la Ligue Awami - avait triomphé aux élections de fin décembre 2008 après deux ans de gouvernement intérimaire sous tutelle de l'armée.

Le premier ministre doit faire face à la grogne d'une partie de l'armée, dont les officiers dirigeaient les BDR, et des critiques de l'opposition. Ses détracteurs lui reprochent d'avoir fait preuve de faiblesse en négociant avec une délégation de chefs mutins une amnistie en échange de leur reddition.

La découverte de l'horreur des assassinats collectifs d'officiers a ensuite conduit Cheikh Hasina à préciser que l'impunité ne vaudrait que pour les seuls hommes des BDR non impliqués dans des actes de violence.

L'autre défi pour le premier ministre, fille du " père de la nation " Cheikh Mujibur Rahman, est d'identifier les éventuelles manipulations derrière une mutinerie apparemment motivée par des frustrations purement catégorielles.

Syed Ashraful Islam, ministre du développement rural, a fait état d'un " plan bien orchestré " impliquant l'intervention d'" éléments extérieurs " aux BDR. Les théories du complot sur cette mutinerie exceptionnelle pourraient bien empoisonner la vie politique bangladaise ces prochains mois.

Frédéric Bobin